Au cours des dernières années, l’intelligence artificielle (IA) a franchi d’importantes étapes, bouleversant à la fois la création de contenus textuels et visuels. Des systèmes comme ChatGPT ont démontré leur capacité à rédiger des articles, à assister dans la programmation ou à générer des images réalistes à partir d’un simple prompt. Les avancées se succèdent à un rythme soutenu, suscitant autant d’enthousiasme que de craintes.
Faut-il pour autant craindre cette nouvelle vague d’innovation ? Du point de vue des professionnels du web et du digital, l’IA représente davantage une opportunité qu’une menace. Cet article propose un regard stratégique sur l’impact de l’IA, incluant un parallèle avec Webflow, référence dans l’écosystème low-code et une réflexion sur les limites d’un site builder IA.
Un contexte en pleine effervescence
La montée en puissance de l’IA touche aujourd’hui tous les secteurs : santé, finance, marketing, éducation. D’après plusieurs études récentes, près de 80 % des entreprises utiliseraient désormais l’IA d’une manière ou d’une autre et 70 % d’entre elles auraient déjà adopté la génération de contenu par IA dans leurs process (State of AI - McKinsey, 2025).
Dans le domaine du webdesign et du low-code, cette tendance s’est concrétisée par l’émergence d’outils permettant de créer des sites (textes, images, animations) en quelques clics seulement. Certains y voient une future révolution capable de remplacer les agences et les développeurs.
La réalité est plus nuancée. Les technologies actuelles peuvent poser les bases d’un projet de site mais elles ne remplacent pas la dimension stratégique qui assure la pertinence, la cohérence d’ensemble et l’optimisation en termes de leads, de conversion et de branding.
IA et Webflow : la course à l’innovation
L’ambition de l’IA site builder
Le monde du low-code n’a pas échappé à l’effervescence. Des plateformes comme Wix, Squarespace ou Relume intègrent déjà des modules d’IA. Webflow, réputé pour son approche premium et ses possibilités de personnalisation avancées, suit le mouvement. Des fonctionnalités IA se multiplient : génération de textes, intégration d’images, assistance dans l’interface de développement, etc.
Le AI Site Builder annoncé début 2025 par Webflow a pour ambition de générer en quelques minutes un site complet en se basant sur un prompt. Sur le plan marketing, ce positionnement séduit de nouveaux utilisateurs. Sur le plan technique, il montre l’envie de démocratiser encore davantage la création web.

Un outil à replacer dans la stratégie globale
Pour autant, il est crucial de rappeler que ces solutions IA produisent généralement un site standard, avec un design souvent générique et des contenus qui manquent de profondeur. Dès lors que l’on souhaite aller plus loin : reflet d’une marque, optimisation du tunnel de conversion (CRO), collecte de leads qualifiés,... Une intervention d’une équipe experte devient indispensable.
Noqode, par exemple, accompagne depuis des années des entreprises qui cherchent à faire de leur site un véritable levier de croissance, bien au-delà d’un simple habillage visuel ou d’un template préconstruit.
L’IA : un copilote plutôt qu’un substitut
La force de l’humain
L’IA se révèle particulièrement utile pour :
- Accélérer la production de contenus (textes de base, idées de sections).
- Générer des images ou des animations simples en quelques clics.
- Suggérer des solutions de mise en page ou des briques design.
En revanche, la dimension humaine reste capitale dans la conception d’un écosystème digital performant. Les études de marché, la définition d’une identité visuelle forte, la prise en compte de problématiques spécifiques (ex. : RSE, sectorielles, etc.), l’élaboration d’un storytelling pertinent… autant de facteurs que l’IA n’appréhende que de manière superficielle.
L’IA doit donc être vue comme un “copilote”, capable de soulager les équipes sur les tâches chronophages, de stimuler la créativité, mais pas de remplacer l’expertise ni la vision stratégique propre à chaque métier.
Une question d’équilibre
Il ne s’agit pas de rejeter l’IA au motif qu’elle pourrait faire perdre en authenticité, ni de l’ériger en solution miracle pour tout automatiser. Le plus souvent, la bonne approche se situe entre ces deux extrêmes :
- Utiliser l’IA de manière ciblée pour réduire les coûts de conception sur certaines tâches (génération de textes introductifs, wireframes basiques).
- Conserver une supervision humaine pour s’assurer de la justesse et de la valeur ajoutée (vérification des informations, ton éditorial, cohérence d’ensemble).
Cas d’usage et limites pour le webdesign
Des besoins complexes qui requièrent une expertise
Les projets web plus ambitieux impliquent :
- Une réflexion stratégique (objectifs, parcours client, personnalisation).
- Une optimisation continue (SEO, tests A/B, itérations).
- Une gestion fine de l’UX (interfaces dynamiques, intégrations variées).
Dès que la marque souhaite offrir une expérience à forte valeur ajoutée (site vitrine haut de gamme, plateforme de réservation, landing pages optimisées pour la conversion), il devient difficile de se contenter d’un site généré par IA. Ce dernier aura posé les bases, mais ne suffira pas à atteindre un niveau d’excellence.
L’enjeu environnemental et éthique
La question de l’empreinte carbone associée à l’IA est elle aussi incontournable. Plus les modèles sont puissants, plus leur consommation énergétique explose. Certes, les plateformes comme Webflow cherchent à optimiser l’hébergement et la compression des médias. Il reste que l’IA, surtout dans la création d’images ou de vidéos, mobilise des ressources élevées.
Sur le plan éthique, la multiplication des contenus générés par IA peut conduire à une uniformisation du web et à une moindre authenticité. Les entreprises qui s’appuient sur l’IA doivent donc veiller à maintenir la singularité de leur marque et à proposer des contenus réellement distinctifs.
Quel futur pour l’IA dans le low-code ?
À court et moyen termes, l’IA devrait être un catalyseur pour les solutions low-code, mais pas un démolisseur de métiers. L’écosystème s’orientera vraisemblablement vers :
- Des assistances contextuelles (réécriture de blocs de code, proposition de sections prêtes à l’emploi, vérification d’accessibilité).
- Des évolutions IA “copilotes” pour gérer des tâches d’optimisation (compression automatique d’images, SEO technique de base, etc.).
- Une intégration plus poussée entre outils pour fluidifier l’expérience (partage direct entre DALL·E ou Midjourney et l’interface Webflow, par exemple).
Pour les agences et freelances, l’opportunité est de proposer des prestations à plus forte valeur ajoutée : conseil stratégique, design sur mesure, personnalisation avancée. L’IA leur permet de se libérer du temps pour se concentrer sur l’innovation, la réflexion et le relationnel client.

Conclusion
Loin d’être un simple buzzword, l’IA transforme profondément la façon dont nous concevons et gérons nos sites web. La création automatisée de pages et d’images offre un gain de temps appréciable, notamment pour des projets simples ou des tests rapides. Mais pour les besoins complexes et l’exigence d’un retour sur investissement mesurable (CRO, leads, branding fort), l’intervention humaine reste essentielle.
Chez Noqode, nous croyons que l’IA constitue un copilote privilégié pour accélérer certains processus, sans pour autant remplacer la pertinence de l’expertise et la valeur ajoutée d’un accompagnement humain. Notre vision s’inscrit dans cette recherche de synergie : exploiter les meilleurs outils IA tout en développant des stratégies sur mesure, qu’il s’agisse de sites Webflow premium ou de déploiements digitaux plus ambitieux.
Échangeons autour de vos objectifs et explorons comment l’IA, associée à notre savoir-faire Webflow, peut contribuer à faire de votre site un véritable moteur de croissance.